MES GUITARES par Jubaea

 

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1998 RICKENBACKER 360/12 vp

 

   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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UN PEU D'HISTOIRE :

Sa première Rickenbacker 360/12 fût offerte à George Harrison à l'occasion de la première tournée des Beatles aux États Unis en 1964, directement des mains de F.C. Hall, qui présidait alors la firme Rickenbacker.

 

F.C. Hall avait obtenu un rendez-vous avec Brian Epstein, au Savoy Hilton Hôtel de New York, pour faire une présentation d'instruments. Lors de l'entretien, les deux hommes furent rejoints par trois Beatles, sauf George, qui avait pris un coup de froid et préféré garder la chambre au Plaza Hôtel.

 

Dans la collection de guitares que F.G. Hall avait amenée avec lui, se trouvait un modèle de la future Rickenbacker 360/12, un prototype qui venait tout juste d'être mis au point et qui n'existait alors qu'en trois exemplaires.    John Lennon l'essaya, et après quelques instants, suggéra que cette guitare pourrait bien intéresser George Harrison.

 

A la fin de l'entretien, F.C. Hall se rendit donc au Plaza Hôtel pour rencontrer George Harrison.    A son arrivé au Plaza Hôtel, F.G. Hall trouva George occupé à une interview téléphonique avec un journaliste de la radio WDGY, de Minneapolis.    George Harrison prit en main la guitare que lui présenta F.G. Hall et l'essaya.    Cette Rickenbacker 360/12 plu à George, au point que son correspondant téléphonique lui annonça qu'il était tout disposé à lui offrir cette guitare au nom de sa radio.    F.G. Hall savait tout l'avantage que sa firme pouvait tirer de la situation, et rétorqua que cela ne serait pas nécessaire, car il offrait lui même cette Rickenbacker 360/12 à George Harrison.

 

Dès que les Beatles rentrent en Angleterre, George utilise sa nouvelle guitare en studio.    On en reconnaît immédiatement la typique sonorité à l'écoute de l'album "A Hard Day's Night".    C'est cette guitare que George utilise sur "I Should Have Known Better" et "You Can't Do That", et encore avec elle qu'il immortalise d'un riff devenu culte, l'intro du tube "A Hard Day's Night".

 

Sa deuxième Rickenbacker 360/12 n'a pas coûté à George Harrison un sou de plus que la première, mais cette fois, les responsables de la radio WDGY réussirent à la lui offrir à l'occasion d'une conférence de presse que les Beatles tinrent lors de leur visite à Minneapolis le 21 août 1965.    A cette occasion, John s'exclama : «Mais où est la mienne ?».

 

Cette Rickenbacker 360/12 de 65 est le modèle qui est toujours fabriqué en série aujourd'hui.    Par rapport à la première version qu'il reçu en 64, le tour de la table est arrondi, le cordier représente un R pour Rickenbacker, et les 5 potentiomètres ont le dessus chromé.

 

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MON AVIS :

La Rickenbacker 360/12 est de conception semi-hollow.    Le corps est constitué de deux pièces de bois d'Érable.    La table et les côtés sont en fait une seule pièce de bois qui a été découpée et évidée, puis ce «dessus» de corps est fermé avec un fond plat collé, le joint étant masqué par un «binding» blanc.    Le manche est constitué de trois pièces de bois d'Érable, afin d'obtenir une solidité remarquable.    La touche est en palissandre, et le Truss Rod est constitué de deux barres d'acier pour garantir la résistance du manche à la traction des 12 cordes.    Enfin, le manche est collé au corps.    Le dégradé Fireglo est réalisé au pistolet, à la main, ainsi que la laque de finition.

 

Pour l'accastillage, la guitare est équipée de 12 mécaniques Schaller à bain d'huile, d'un cordier «R» très élégant (à mon goût, bien entendu) et d'un chevalet réglable Rickenbacker qui comporte 6 cavaliers, 1 pour chaque paire de corde.

 

L'électronique est «Made In USA», composée de potentiomètres CTS, de micros Rickenbacker Toasters, le tout monté dans les ateliers Rickenbacker.    Cette Rickenbacker 360/12 est équipée d'un sélecteur classique à 3 positions, micro manche, micro chevalet, et au centre les deux micros ensembles, de deux potentiomètres pour le volume, un pour chaque micro, et deux potentiomètres de tonalité, également un pour chaque micro.

 

Il y a aussi un cinquième potentiomètre de réglage, qui fonctionne comme un equalizer complémentaire utilisable pour chaque micro séparément ou lorsque les deux micros sont activés ensembles.    L'intérêt pour ce potentiomètre supplémentaire est décuplé lors de l'utilisation en stéréo, puisque chaque micro occupe un canal différent, il fait la joie des bidouilleurs de son.

 

Les micros, comme je le précisais ci-dessus, sont des micros «Toasters», montés d'usine en option, alors qu'en général, ce modèle est proposé avec des micros standards «Hi-Gain».    En option, les micros «Toaster» vintage coûtent environ $150.00 pièce.

 

Le manche est très fin et agréable au contact de la paume, de 42 mm de largeur à la 1ère case, à 49mm à la 12ème case.    Les repères des cases sont des triangles nacrés.    La touche en palissandre est vernie, mais cela ne se sent guère sous les doigts, du fait des 12 cordes.

 

Aujourd'hui, le manche comporte 24 cases, mais dans les premières années de sa fabrication, il n'en comportait que 21, le micro manche était donc situé pratiquement à la limite de la jonction corps manche.    Ceci revet une certaine importance car le micro manche n'occupe plus la même place sur la longueur de corde, ce qui influe forcément lorsqu'on utilise le micro manche.    Cette particularité a été reprise sur les modèles vintages, comme la 360/12C63.

 

Le poids total atteint 3kg600, ce qui reste raisonnable pour une semi-Hollow 12 cordes, et la guitare est relativement bien équilibrée, malgré la présence des 12 mécaniques qui auraient pu faire un peu plonger la tête.

 

Il faut quelques jours pour s'adapter à la finesse du manche combinée aux 12 cordes de cette Rickenbacker 360/12, mais la pratique aidant, le handicap disparaît.    Comme c'est souvent le cas lorsqu'on parle manche de guitare, avoir des doigts fins représente sur ce chapitre un avantage certain.

 

Il est évident que cette Rickenbacker 360/12 ne se prête pas à tous les styles musicaux, on s'en doute mais qu'importe, dès qu'on la tient en main, on se prend vite au jeu de visiter, ou revisiter, les répertoires vers lesquels elle excelle.